#545 Elie Top | Créateur de bijoux 

De Saint Laurent à Lanvin puis à sa propre maison : le parcours d’un créateur de bijoux hors norme

Merci à Elie Top de nous avoir reçus à Saint-Tropez, à l’occasion de la première édition du PAD Saint-Tropez.

Elie Top est l’un des créateurs de bijoux les plus singuliers de sa génération. À 19 ans, il entre chez Yves Saint Laurent, au cœur d’un studio qu’il décrit comme un monastère avec « Dieu » assis devant le miroir. Il poursuit ensuite son parcours auprès de Loulou de La Falaise, Alber Elbaz chez Lanvin avant de lancer sa propre maison en 2015.

Dans cet épisode, il raconte comment un enfant solitaire passionné de dessin, d’histoire et de cartes, est arrivé dans les salons de la haute couture parisienne. Il revient sur la fermeture brutale de Saint Laurent Couture, les années de travail jusqu’à minuit, la fatigue, puis le besoin de trouver enfin son propre langage.

On parle aussi de sa première collection Mécaniques Célestes, d’une bague imaginée grâce à une sucrerie, de bijoux vendus entre 5 000 et 200 000 euros, de clients collectionneurs, de fabrication française et de cette conviction qui résume son travail : la création n’est pas démocratique.

Un épisode rare sur le goût, la discipline, le temps long et ce qu’il faut traverser pour transformer une culture immense en signature personnelle.

Timeline

01:32 : Rencontre avec Élie Top au PAD Saint-Tropez et sa vision du métier de créateur de bijoux

02:54 : Son enfance solitaire, le dessin, les livres et l’éducation comme ascenseur social

07:03 : Ses premières obsessions pour l’architecture et la mode, puis son arrivée à Paris à 17 ans

08:23 : La Chambre syndicale de la couture, ses stages chez Dior et Christian Lacroix

11:11 : Son arrivée chez Yves Saint Laurent à 19 ans et ses premiers pas dans le studio

12:01 : Les coulisses de Saint Laurent, une organisation ultra-hiérarchisée et une atmosphère de monastère

17:18 : Comment Saint Laurent éduque son œil, sa rencontre avec Alber Elbaz et ses débuts dans le bijou

19:13 : Le rachat par Gucci, l’arrivée de Tom Ford, la fermeture de la couture et le nouveau départ chez Lanvin

22:00 : Loulou de La Falaise et quinze années à dessiner pour les grandes maisons

28:08 : Le rythme extrême des collections, la fatigue et l’envie de créer sa propre maison

30:00 : La recherche de son langage personnel, entre architecture, mécanique, structure et contraintes techniques

34:29 : Alber Elbaz comme mentor, l’admiration comme moteur et les briefs « Fais-moi des bijoux comme des voitures »

36:39 : La naissance de Mécaniques Célestes et le lancement spectaculaire de la maison en 2015

43:35 : Le modèle économique, les collectionneurs, la vente directe et des bijoux pouvant atteindre 200 000 euros

50:21 : Les trunk shows, le rapport émotionnel au bijou et les différences fondamentales avec la mode

58:20 : Son obsession du beau, la fabrication française, « La création n’est pas démocratique » et l’avenir de la maison

1:09:29 : L’Art déco, son style entre passé et futur, l’entrepreneuriat, la discipline

1:30:20 : Visite du stand et présentation des collections Mécaniques Célestes, La Dame du Lac, Magica Naturae et Liaisons dangereuses

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